#9 – Isorg : les capteurs imprimés qui en jettent

par | 4 Avr 2019 | About Innovation Stories

Laissez vous impressionner par ISORG et ses capteurs optiques grande surface imprimés sur plastique ou sur verre…

C’est la première impression qui compte

ISORG marque les esprits dès sa création en 2010 par Jean-Yves Gomez et Emmanuel Guérineau. Un partenariat avec le laboratoire de R&D, CEA-Liten, spécialisé dans les nouvelles technologies énergétiques et nanomatériaux est signé. Pour se distinguer, ISORG a dès le début misé sur les photodétecteurs et capteurs d’images organiques imprimables de grande surface plutôt que sur les techniques Oled et RFID. Neuf ans plus tard, le pari est gagné.  Présent à Grenoble, Limoges et Bordeaux, ISORG conforte sa place de leader mondial. La pionnière française de l’électronique organique et imprimée va faire couler beaucoup d’encre….

On se capte ? 

La technologie de l’électronique organique présente des avantages par rapport aux solutions en silicium. D’une part, elle est utilisable dans de multiples domaines, du médical à la biométrie en passant par l’industrie 4.0. D’autre part, elle permet d’équiper en capteurs des surfaces beaucoup plus larges. Aujourd’hui, seul ISORG est capable de placer des capteurs sur un téléphone entier et proposer une identification avec quatre doigts sur tout l’écran. Ce dernier produit a été créé pour un constructeur chinois de smartphone. Cinq couches viendront se glisser sous l’écran tactile pour détecter les empreintes. A terme, cela pourrait remplir le capteur d’empreinte digitale traditionnel en silicium qu’on retrouve en bas ou à l’arrière des téléphones.

ISORG est la référence dans le secteur des capteurs optiques grande surface imprimé sur plastique ou sur verre.

Cette technologie de rupture s’appuie sur des matériaux conducteurs et semi-conducteurs mais rompt avec eux à bien des égards. L’objectif est de convertir des substrats de plastiques et de verres en surface intelligente. Concrètement comment cela marche ? Les composants électroniques sont déposés par impression, sur différentes surfaces, sous la forme d’encres liquides. Les principaux avantages : le rapport coût/surface est bien plus compétitif, l’éventail de marchés visés est plus large, les investissements en capitaux sont moindres.

Une technicité telle que chaque technologie demande des années de R&D…

Une R&D qui marque les esprits

Pas de R&D, pas d’impression ! En s’associant au laboratoire R&D du CEA, le ton était donné. En 2014, ISORG, réalise sa première levée de fonds pour une valeur de 6 millions d’euros. Quatre ans plus tard, en septembre 2018, elle parvient à lever 24 millions auprès de fonds américains, de BPIFrance et de ses investisseurs historiques. Par ailleurs, en parallèle, ISORG participe à plusieurs programmes de R&D collaboratifs (Roxtar et Optipat).

Grâce à la dernière levée de fonds, ISORG a pu financer son usine de fabrication à Limoges. Une usine qui aura coûté 20 millions d’euros dont 10 pour l’équipement de production. Aujourd’hui, Limoges est donc le nouveau centre industriel, tandis que la R&D est répartie entre Grenoble et Bordeaux. Cependant, pour les marchés à très fort volume, les capteurs seront fabriqués à l’étranger (comme c’est le cas pour les capteurs du constructeur chinois de téléphone). L’usine de Limoges, elle, est destinée à accueillir la fabrication de produits à forte valeur ajoutée. Il pourrait notamment s’agir des capteurs dédiés aux objets connectés. La production est réduite mais l’excellence  française bien présente.

La tâche n’est jamais aisée quand il est question de technologies novatrices. Il aura fallu pendant des années faire, défaire, refaire, prototyper et bien sûr protéger. Ces dernières années, ISORG a déposé pas moins de 29 brevets. Leur solide portefeuille d’actifs rassure les investisseurs, est gage d’innovation constante et constitue la majeure partie de la valeur ajoutée d’une deep tech.

Le futur s’imprime maintenant

La dernière levée de fonds va permettre la production et la commercialisation à grande échelle des produits de ISORG. L’usine devrait commencer à « imprimer » au second trimestre 2019. Mais pour réussir sur les marchés à très fort volume, le corollaire d’une production délocalisée est l’octroi de licence sur leur technologie. Licencier sera une priorité pour ISORG sur le court-terme.

Enfin, le chiffre d’affaire, de 650 000 euros en 2017, devrait atteindre 300 millions d’euros en 2022.
ISORG n’a donc pas de sang d’encre à se faire !

Capte moi si tu peux…

Aperçu du portefeuille PI :

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