#10 – Capsum : la beauté sublimée par les brevets

par | 12 Avr 2019 | About Innovation Stories

Capsum réveille vos sens. Artisan scientifique aux doigts de fée, cette entreprise révolutionne les matériaux cosmétiques grâce à la microfluidique, une technologie enivrante…

Capsum, l’alchimiste des cosmétiques

Capsum apparaît en 2008 grâce à trois hommes aux nez fins, Sébastien Bardon, David Weitz et Jérôme Bibette. L’ambition de cette entreprise ? Revisiter la conception des cosmétiques. Pionnière dans l’industrialisation de la technologie microfluidique pour les cosmétiques, Capsum compte aujourd’hui 120 salariés, 1350 mètres carrés de R&D, 7 prix et plus de 50 brevets. En misant sur de nouvelles textures brevetées, Capsum régénère le secteur de la beauté. En voilà une propriété intellectuelle qui a bonne mine ! 

Une technologie cosmostique

Pour pouvoir jouer aux apprentis chimistes d’un jour il vous faut maîtriser la microfluidique. Concrètement il s’agit d’une technologie développée à Harvard qui repose sur la manipulation de fluides en très petite quantité. Chez Capsum, cela se matérialise par le développement d’une technologie brevetée d’encapsulation de principes actifs et la création de nouvelles structures. Chaque actif est isolé et enfermé dans une microcapsule, perle, goutte ou bulle de quelques micromètres. Dans la formule, les actifs liposolubles ne se mélangent pas avec les hydrosolubles (quelle idée voyons). Ces actifs ne seront délivrés qu’au dernier moment, au contact avec la peau.

Mais n’est pas Capsum qui veut! À cette technologie il faut ajouter une production antinomique au goutte-à-goutte…à très grande vitesse. Dans le cosmos, les contraires s’attirent. Allez on vous donne le secret : tout cela est rendu possible par la fabrication à froid. Pendant que les ingrédients sont encapsulés en continu, l’assemblage se fait au goutte-à-goutte.

Pour une telle technologie, comptez entre 5 à 7 ans de recherche et près de 150 essais de formules pour créer un produit. C’est pas nouveau, il faut souffrir pour être beau!

Un département R&D et une propriété intellectuelle qui ont bonne mine

T’a de beaux gènes tu sais ? Capsum est issue d’un projet scientifique mené conjointement par l’ESPCI et l’université de Harvard. Dès son plus jeune âge, Capsum a su s’approprier tous les bienfaits de la propriété intellectuelle. Car à n’en pas douter, une propriété intellectuelle mal gérée a les traits tirés. Entre dépôt, rachat et licence, toutes les “propriétés vertueuses” de la propriété intellectuelle ont été utilisées. Ingrédient premier d’une belle peau, Capsum a très vite racheté le portefeuille de brevets détenu alors par les deux universités. Atout de taille aux yeux des investisseurs et des clients ! Ses astuces beauté, ce sont les brevets. Le brevet c’est comme l’ingrédient “mystère” de tout cosmétique. Invisible en surface, mais fondamental.

Corollaire d’une propriété intellectuelle qui se régénère à grande vitesse, la R&D constitue aujourd’hui plus d’un quart de leurs effectifs et occupe une grande partie des nouveaux locaux (1350 mètres carrés tout de même).

Secret pour garder son éternelle jeunesse, Capsum dépose 1 brevet par mois. Mais cela a un coût. Plus de deux millions d’euros d’investissement. Alors à ce prix là, pas question de garder des brevets sur des inventions, produits qui ne fonctionnent pas. Les brevets doivent être entretenus au quotidien (suivi constant). C’est le rituel “beauté”.  

Déjà lauréate des trophées INPI dans la catégorie design en 2012, cinq ans plus tard, Capsum intègre le Top 3 des principales PME déposantes de brevets en France avec 12 demandes publiées à l’INPI en 2018. L’innovation chez Capsum, c’est dans les gênes…!

Capsum, une marque régénérante

Faire peau neuve oui, mais pas entièrement. On ne change pas une équipe qui gagne. Si, d’une part, Capsum va continuer à miser sur l’innovation pour s’imposer comme reine de beauté, d’autre part, une internationalisation (usine aux USA) et une extension des domaines d’activités est prévue. Dernière innovation en date, la collection “Tomorrow” (qui porte bien son nom) et ses capsules microgreen.

En 2018, pas moins de 15 produits ont été co-créés avec des marques et la croissance affiche une belle hausse de 60%. Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?  

Pas la moindre ride à l’horizon !

Aperçu du portefeuille PI :

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