#4 – Devialet : les enceintes connectées aux 160 brevets

par | 27 Fév 2019 | About Innovation Stories

Devialet repousse au quotidien les limites technologiques pour créer le « son du futur ».  Métronome de l’innovation dans le domaine du son, focus sur ses dernières enceintes connectées, Phantom Premier et Reactor, qui font vibrer les mélomanes.

Devialet, virtuose de l’ingénierie acoustique

Devialet, fondée en 2007, est le fruit de la rencontre entre Pierre-Emmanuel Calmel (ingénieur), Emmanuel Nardin (désigner) et Quentin Sannié (consultant). L’ADH, premier brevet d’amplification hybride a lui été déposé en 2004 par M. Calmel. C’est le coeur névralgique de leurs enceintes. De start-up à ETI, Devialet est aujourd’hui l’entreprise du secteur de l’ingénierie acoustique la plus primée.

« Mettre la puissance et l’intelligence du numérique au service de la pureté du son analogique »

Des enceintes, symphonies d’innovation et d’émotion de la musique

Pour améliorer la qualité sonore de ses enceintes Phantom et obtenir un son parfait, Devialet confectionne depuis plus de 10 ans des « produits bourrés d’innovation ». Focus sur une combinaison de 5 inventions brevetées qui rendent leurs enceintes connectées si uniques.

  • ADH (Analog Digital Hybrid) : cette première invention brevetée allie l’amplification analogique (classe A) et l’amplification numérique (classe D). La première génère la tension de l’enceinte, la seconde lui confère sa puissance énergétique. La réunion des deux permet d’amplifier de la manière la plus pure possible, le signal sonore.
  • HBI (Heart Bass Implosion) : invention qui permet de délivrer un niveau de graves exceptionnel pour la taille de l’enceinte. La Phantom Premier a deux haut-parleurs de grave qui fonctionnent en enceinte close. La pression acoustique y est très forte et permet d’aller jusqu’au infra-basses.
  • SAM (Speaker Active Machine) : invention qui permet d’adapter, grâce à un calcul en temps réel, le signal qui doit être transmis à l’enceinte afin que les hauts-parleurs reproduisent à l’identique l’onde sonore.
  • ACE (Active Cospherical Engine) : ce brevet concerne l’architecture sphérique de l’enceinte Phantom Premier. Cette forme permet une émission omnidirectionnelle.

« La Phantom Premier a une conception unique au monde : 108 brevets, 12 kilos de technologie, 1610 pièces »

« Une ambition qui sonne juste » : une R&D à son paroxysme

La R&D c’est primordial chez Devialet. La première levée de fonds, lancée en février 2010, a permis de récolter 1,1 million d’euros. Deux ans plus tard, 15 millions sont alloués à Devialet par, entre autre, de Bernard Arnault et Jacques-Antoine Granjon. En 2016, une levée de fonds historique permet de récolter 100 millions. Aujourd’hui Devialet c’est : 400 salariés dont 100 en R&D, 76 prix et 160 brevets. Entre 2011 et 2015, pas moins de 50 brevets sont déposés.

En détail :

  • La Phantom Premier c’est 10 ans de R&D, 80 ingénieurs, 1610 pièces, des dizaines de brevets et 25 millions d’euros d’investissement.
  • La Phantom Reactor c’est 500 000 heures de R&D sur 3 ans pour parvenir à miniaturiser les pièces de la Phantom Premier. A cette fin, 11 nouveaux brevets sont déposés. Mais c’est également la création d’une nouvelle usine en France. 

Pourquoi autant de complexité ? Le budget alloué à la R&D est colossal mais justifié à deux égards selon Franck Lebouchard, nouveau CEO de Devialet. D’une part, « la difficulté pour construire une telle enceinte est [leur] meilleure protection contre ceux qui voudraient la copier ». Une difficulté, corollaire, du nombre vertigineux de brevets déposés ces dernières années. D’autre part, produire en France a un coût. Mais en implantant une usine sur le territoire française, Devialet est à même de produire plus rapidement, de contrôler la qualité et de lutter efficacement contre la contrefaçon.

Et demain ? 

La « devise » de l’entreprise résume bien leurs ambitions : « un jour tout le monde aura une Devialet ». Concrètement, cela donne les projets suivants : d’une part élargir le public visé grâce à un éventail plus large de produits d’entrée de gamme et en visant de nouveaux pays tels que le Japon. D’autre part, diversifier et augmenter leurs modes de distribution. Enfin, 2019 est placée sous le signe du partenariat et des accords de licence. En exemple, les partenariats avec Free (box Delta) et Renault (pour intégrer des enceintes de la marque dans les futures voitures autonomes).

Aperçu du portefeuille PI :

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